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« Je vis de ma passion pour le jeu Farming Simulator »

Marlonn Ollivaux réalise et partage des vidéos de ses parties sur Farming Simulator. Il nous éclaire, sans filtre, sur son parcours et plus particulièrement sur son métier depuis plus d’un an.

Ce jeune autodidacte de l’informatique, de 19 ans, est un youtuber streamer. Il faut comprendre un joueur de jeux vidéo qui enregistre, monte et diffuse sa partie en même temps qu’il se filme. Son domaine de prédilection : Farming Simulator, un jeu de simulation agricole. Tout a commencé en 2011, Marlonn Ollivaux, issu d’un milieu rural, a toujours eu un pied dans une exploitation. Il est aussi passionné de jeux vidéo. « J’ai réalisé ma première vidéo à l’âge de 11 ans, avec une simple voix off » se souvient-il, avant de la publier sur son YouTube sous le pseudo En3rgie5. Avec les années et les différentes versions de Farming Simulator se succédant tous les deux ans, son nombre d’abonnés grossit peu à peu. En 2015, avec la version FS15, il se lance alors dans une web série qui durera six mois, baptisée "La ferme héritage". C’est le déclic. Il se professionnalise en s’imposant une cadence de plusieurs vidéos hebdomadaires : le mardi la vidéo d’une partie enregistrée, le vendredi un live et le dimanche la web série. Les chiffres de sa chaîne explosent une première fois. Il est le seul à faire ça et multiplie par dix en un an son nombre d’abonnés à sa chaîne YouTube, pour atteindre les 30 000.

Une apparition à l’écran remarquée

Marlonn Ollivaux se démarque une nouvelle fois fin 2016, en profitant de la sortie du jeu FS17, en se dévoilant à l’écran, tel un présentateur de journal télévisé. Deuxième explosion de ses statistiques : chaque vidéo réalise 40 000 à 50 000 vues et son nombre d’abonnés à sa chaîne atteint les 60 000 en une semaine. « C’est par la suite que je me suis mis à réaliser une vidéo supplémentaire tous les jeudis. » Il décide alors de privilégier sa passion du jeu à ses études, après un bac avec mention et un trimestre de DUT, et se consacre entièrement à ce qui deviendra son nouveau métier. « C’est un peu fou, car je ne l’aurais jamais imaginé, il y a encore quelques années », s’étonne encore le jeune streamer.

Une fois structuré, avec la création de son entreprise, Marlonn Ollivaux se rapproche d’un network, une sorte d’agent des jeunes influenceurs du net. Comme un joueur de foot, il signe un contrat, négocié en fonction de ses performances.

Une vidéo sur YouTube rapporte 1,80 euro pour 1 000 vues. 0,90 euro de charge est conservé par la plateforme vidéo, l’autre pour le streamer. Ce taux de rémunération est variable selon les saisons. Le network, qui accompagne le streamer sur différents points techniques, juridiques… prélève aussi sa part. Même si le taux lui revenant a été renégocié rapidement par le jeune entrepreneur, ce dernier assure se tirer un salaire tout juste décent, après imposition.

Des dons jusqu’à 1 000 euros

Pour fidéliser ses auditeurs, avec lesquels il interagit constamment, ces derniers ont la possibilité de s’abonner pour 5 euros/mois à la chaîne pour le soutenir financièrement. Durant ses directs, et comme sur d’autres chaînes de youtubers, ceux qui le suivent peuvent réaliser spontanément des dons. « Celui qui enchérit le plus devient alors le King paysan », explique-t-il. Les dons oscillent en moyenne autour de 50 euros par live mais peuvent atteindre beaucoup plus. « Pour réaliser le défi de sauter en parachute, un auditeur m’a donné 1 000 euros d’un coup », se souvient Marlonn Ollivaux.

Une journée bien remplie

Travaillant pour le moment seul, et à domicile, la journée du jeune entrepreneur est bien remplie. Installé dans une pièce dédiée, faisant office de bureau, Marlonn Ollivaux s’installe devant son ordinateur et ses trois écrans. Dans son dos, un mur vert permet de réaliser ses décors de fond. « Je commence vers 9 heures et demie et chaque jour, je me fixe des tâches à accomplir. La journée dure jusqu’ à 23 heures environ », pour profiter de la soirée, heures de grande influence et d’interactions. C’est comme ça sept jours sur sept. Pour autant, Marlonn Ollivaux assure garder un lien social bien réel et surtout précieux.

-> Retrouvez toutes les vidéos d’En3rgie5 sur sa chaîne Youtube

 

 

 

Le jeu vidéo Farming Simulator met tout le monde d'accord

 

Le jeu Farming Simulator rassemble petits et grands du monde agricole et du milieu des "gamers" en une communauté de passionnés. Le point sur ce jeu vidéo où le matériel est largement mis en avant.

Cela fait dix ans que le jeu vidéo Farming Simulator rassemble les passionnés du monde des gamers (joueurs) et ceux du milieu agricole. La filière agricole peut se satisfaire de la montée en puissance du jeu qui a déjà été vendu à 10 millions d’exemplaires, toutes plateformes et tous pays confondus. Farming Simulator vulgarise de manière positive l’agriculture auprès d’un large public. Blé, vaches, maïs, moutons, forêt… quasiment toutes les productions du monde rural y sont représentées. Mais ce qui séduit le plus, c’est de pouvoir virtuellement acquérir et surtout conduire les plus belles machines agricoles. Pas moins de 300 véhicules et outils de plus de 100 marques y sont représentés. John Deere fait une arrivée remarquée dans la nouvelle version Farming Simulator 19, après Agco (Fendt, Massey Ferguson et Valtra) deux ans plus tôt et CNH (Case IH et New Holland) auparavant. Le constructeur américain met à disposition 16 modèles des gammes 6M, 6R, 7R, 8R et 8RT, ainsi que deux modèles de moissonneuses-batteuses T560 et S790, et promet encore de belles surprises. Les constructeurs d'outils ne sont pas en reste, avec l'arrivée notamment des tonnes à lisier Samson ou des pulvérisateurs Hardi. Manitou fait également son entrée dans le jeu avec sa gamme de chariots télescopiques.

Soyez rassurés, pas besoin d’avoir de l’expérience et encore moins son permis de conduire pour manœuvrer ces engins de toutes tailles. Les règles s’apprennent vite, même pour les néophytes. L’objectif reste bien évidemment de s’installer agriculteur, avec un petit pécule de base, qu’il faut faire prospérer au travers des saisons, à l’aide des diverses productions et du fruit de leurs ventes. Si la virtualité bafoue un peu la complexité actuelle du système, le processus est très bien respecté.

Une véritable communauté comme force

Ce jeu est évolutif à souhait, ce qui en fait toute sa richesse. En plus des DLC, sorte d’extension commercialisée pour rajouter des marques en attendant les nouvelles versions du jeu tous les deux ans, des gamers codent informatiquement pour inventer leur jeu sous forme de mods, qu’ils se partagent. Ils ont comme seule limite leur imagination. Ils créent des cartes, des saisons, des productions — comme les vignes, encore absentes du jeu cette année — ou bien tout un tas de matériels qu’ils conduisent dans la réalité ou non.

Le studio de création Giants Software s’en inspire constamment pour améliorer ses jeux à venir. Le développeur tient à ce que chaque nouvelle version consiste en une reprise des anciennes générations de jeu, agrémentée de nouveautés, à l’image d’un calque que l’on vient superposer.

Pour continuer de stimuler ces passionnés, le développeur et l’éditeur (Focus Home Interactive) n’hésitent pas à rassembler des milliers de joueurs, venant de nombreux pays et d’horizons différents, une fois par an, en Allemagne. Alexandra Bordes, responsable communication pour John Deere France, voit en ce jeu et ces rassemblements « une manière ludique de faire découvrir l’agriculture, espérons-le créatrice de vocations ».

Les constructeurs transmettent le plan des machines au développeur pour que les répliques dans le jeu soient parfaites. © Focus Home Interactive

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